L’histoire d’un titre fédérateur : Zina…

L’histoire d’un titre fédérateur : Zina…

20 décembre 2016 8 Par Adeline KERROS
D’où viens-tu Zina ? Cécile Gabrié nous raconte sa naissance…

Zina, Emmène avec toi, Ici ou là-bas : La liberté dans tes bras !

Pour mieux comprendre le sens de cette chanson, premier extrait de Méditerranéennes, nous avons fait appel à Cécile Gabrié, auteure à la plume délicate (La fille du moi d’avant, A mon tour…) !

Pochette du Single "Zina"

C’est avec Julie qu’elle a écrit la belle histoire de Zina

Bonjour Cécile !
Peux-tu nous parler de Zina, cette jeune fille aux couleurs d’Orient que nous venons de découvrir avec Julie et Chimène Badi… Une nouvelle collaboration, un nouveau départ.
Méditerranéennes.

Impossible de démarrer l’histoire sans dire deux mots du projet dans son ensemble.
Méditerranéennes, c’est d’ores et déjà une aventure qui compte. Depuis le début, la manière qu’a eu Julie de m’en parler, ses mots, ses intuitions, ses envies… tout dans cette idée a résonné particulièrement fort. Le sens, le message, évidemment : par les temps qui courent, plus que jamais, comme une urgence.

Mais aussi parce que précisément, tout semblait tellement ‘en place’, pour Julie : il arrive que l’on sente cela dès le point de départ d’une histoire, à quel point ça compte pour l’initiateur, à quel point c’est juste et sincère de sa part.

Méditerranéennes, je l’ai aimée tout de suite, cette idée, en soi et telle que dépeinte par Julie.

Qui es-tu Zina ? Une écriture à quatre mains… comme une évidence

Zina, pour moi, c’est une respiration qui se termine par un sourire, un voyage plein d’images sensorielles, des aller-retours entre grand large et rivage, de longues brasses dans la Méditerranée…

Musique tellement inspirante, prénom qui claque entre l’éclat et la douceur : si féminin.

Il y avait cette émotion très pure, très touchante, dans la version originale de Babylone, qui parlait d’amour.

Pour la reprise, on a discuté des heures avec Julie (comme souvent), on avait envie de raconter tellement de choses…

Et toujours cette évidence : Zina, pour nous, c’était cette femme aux deux cultures, deux attaches, l’œil sur l’horizon et les pieds bien ancrés, la terre et l’océan…

On a décidé de travailler les mots et les images de manière rapprochée sur ce personnage, pour en faire un portrait qui raconte les mélanges, les possibles, l’ouverture, non exempts de force et détermination…

“De Blida à Paris, rien ne doit t’être interdit”

Et puis, avec l’élan de la mélodie, on voulait donner envie aux gens de chanter ensemble, de se regarder en souriant – cette alchimie très ‘sud’ qui survient, comme ça, dans l’air…

L’écriture à quatre mains, elle, a coulé comme une évidence – la seule difficulté a été de nous restreindre, avec Julie, et pourtant Zina, en termes de paroles, en a, des mots et des pieds !
Encore une fois, on avait envie de dire beaucoup, pour esquisser cette jolie Zina, un peu comme si on la voyait marcher devant nous : entraînante, rieuse, avec cette infime note de mélancolie qui raconte la Méditerranée, aussi !!

Tes impressions personnelles dans cette belle histoire …

D’un point de vue personnel, en écriture pour l’album, Zina a bouclé la boucle, et en même temps c’est à elle que revient l’ouverture : encore cette idée d’aller-retour 🙂

Je revenais d’un travail passionnant et très inédit sur la recherche de sonorités les plus proches possibles des langues d’origine pour d’autres titres, sur des registres très différents : vous verrez, Méditerranéennes, c’est aussi une palette d’émotions qui va des frissons aux éclats de rire, de la chair de poule aux fourmis dans les pieds !

Merci Cécile !! C’est avec impatience que nous attendons la suite de Méditerranéennes !!

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